Caroline vous confie sa recette…

 

Nous sommes des canailles, des maudits pirates
Trinquons mes jolies, yo ho !

Ti-punch, planteur, Cuba Libre, les Antilles ont progressivement fait du cocktail à base de rhum leur spécialité. Producteurs émérites de rhum agricole, les îles des Caraïbes ne faillissent pas à leur réputation et ne manquent jamais l’occasion de mettre en exergue leur production. Véritables amateurs de l’eau de vie aromatisée au sucre de canne, les pirates contribue aujourd’hui encore à promouvoir la boisson par-delà les océans. Aussi, à Cuba, A Porto Rico, à Basse Terre, en Jamaïque, en Martinique, à St Martin ou à la Barbade, on se transmet la recette du punch de génération en génération.

Si le breuvage est fondamentalement ancré dans la culture antillaise, le punch n’en demeure pas moins une institution au sein du triangle polynésien.
Reconnaissez-le, vous vous êtes un jour projeté accoudé au tiki bar d’un hôtel étoilé en bord de plage ou vêtu d’une chemise hawaiienne, occupé à contempler le coucher de soleil un verre à la main… Véhiculé par la culture populaire, ce mythe est bien réel…

Les Antilles ne sauraient avoir le monopole du punch, d’ailleurs le Maitai, l’un des cocktails à base de rhum les plus célèbres au monde, tire son nom du reo maohi « maita’i » qui signifie « bien/bon ». A dire vrai, le mélange a été conçu par un californien en 1944. Fervent amateur de la culture tiki, Victor Bergeron, dit « Trader Vic », le gérant éponyme de la chaîne de restaurants exotiques, a improvisé un mélange à base de rhum jamaïcain, de citron vert et d’arôme d’amande qu’il a proposé à deux de ses amis tahitiens au sein de son établissement. Après dégustation, l’un d’eux se serait exclamé « maita’i roa ae » et ainsi serait né le Maitai.

La boisson s’est ensuite popularisée avec l’essor de l’esprit tiki dans la culture populaire. Depuis les années 50, la Polynésie et plus particulièrement Hawaii, est mise sur le devant de la scène hollywoodienne. La période d’après-guerre, le mythe de la jolie vahine esseulée et peu farouche et les paysages de cartes postales n’y sont pas étrangers.

Aussi, dans l’imaginaire collectif, la Polynésie demeure un paradis perdu et, si le décor se veut principal protagoniste des blockbusters filmés sur place, le Maitai est, lui, un figurant de taille qui a su percer l’écran… Toujours en service, le cocktail a une filmographie impressionnante à son actif : vous l’avez peut-être aperçu dans Blue Hawaii aux côtés d’Elvis Presley, dans Pearl Harbor donnant la réplique à Ben Affleck, de mèche avec George Clooney dans The Descendants ou même blotti dans les mains de Mila Kunis dans Sans Sarah rien ne va

Incontournable de tout séjour à Tahiti, c’est probablement l’une des premières choses qui vous sera offerte à votre arrivée, après votre collier de fleurs… Rafraîchissant et fruité, le punch se déguste en toute occasion mais là où on l’apprécie le mieux, c’est en fin de journée, face au coucher du soleil, en happy hour, une légère brise dans les cheveux, les yeux fixés sur l’océan.
Bon si vous n’avez pas tout ça, vous pouvez toujours réunir les ingrédients suivants, vous poser devant un bon film, et faire comme si vous y étiez.

  • 2,5 cl de rhum jamaïcain ambré
  • 2,5 cl de rhum agricole ambré
  • 1 cl de triple sec
  • 2,5 cl de jus de citron vert
  • 1,5 cl de sirop d’orgeat
  • Un quartier de citron vert
  • Un brin de menthe fraîche

Et si vous envisagez de venir nous rendre visite, il est toujours plus agréable de regarder nos packages en sirotant un cocktail, ça vous donnera un petit avant-goût de vacances.

Empoignez votre shaker, c’est le moment de vous la jouer à la Tom Cruise…

On sait que la tentation est forte mais le punch tahitien est toujours meilleur le lendemain, servi bien frais ! N’hésitez pas à nous envoyer des photos de vos tentatives maison…

Manuia !